Le patrimoine

Calvisson possède un patrimoine très riche tant sur le plan historique que culturel. Guillaume de Nogaret a laissé son empreinte gravée dans la roche des ruines de son château qui surplombe le village. Sur le plan culturel, en plein centre du village se trouve "la Maison du Boutis". Ce musée renferme une très grande collection de boutis, piqués marseillais, jupons jardiniers et autres courtepointes, mais sa plus grande richesse est sans aucun doute le "Tristan Quilt".

Photos © SARL Mer et Camargue & Gérard Verhoest


Un des personnages qui a marqué l'histoire du village de Calvisson,

est sans aucun doute Guillaume de Nogaret.

Guillaume de Nogaret. (1260 -1313)
 

Homme de loi, originaire du Languedoc, Guillaume de Nogaret fut d'abord professeur de droit romain à l'université de Montpellier et conseiller juridique de divers seigneurs, et notamment du roi de Majorque. Entré au service de Philippe le Bel vers 1292-1295, il s'entremit lors de l'achat par le roi de la part qu'avait dans la seigneurie de Montpellier l'évêque de Maguelonne, puis fut juge-mage de la sénéchaussée de Beaucaire (1294), conseiller du roi (1295) et garde du sceau (1307). Il dirigea en fait la politique royale après la mort de Pierre Flote (1302). Le roi l'anoblit par lettres dès 1299.
La part la plus importante de son action politique est peut-être l'oeuvre quotidienne pour la défense, la préservation, la définition, voire l'extension des droits du roi à l'intérieur de son propre royaume. C'est là qu'il est, entre autres, le "légiste" du roi. Il s'y montra intransigeant et efficace, mais n'y conquit guère la popularité.
On connaît davantage son rôle dans la lutte contre Boniface VIII et dans l'affaire des Templiers. Contre le pape, il infléchit la ligne politique de Flote, qui défendait contre le Saint-Siège le droit du roi à être maître dans son royaume, donc maître de son clergé; pour Nogaret, il s'agit surtout de défendre l'Église et le royaume contre un pape indigne; venu à la curie pour notifier à Boniface VIII un appel devant le futur concile - qui annulait toute sentence que pourrait rendre le pape contre le roi - et placer la personne du pape sous l'autorité de l'appelant, Nogaret se trouva mêlé au tumulte déclenché par une faction romaine (Anagni, 7 sept. 1303) et, par là, compromis avec les fauteurs de violence. Le pape mort, il entretint une lutte de plus en plus vaine contre la mémoire de celui-là; il multiplia les écrits pour se justifier, ce qui contribua à associer son nom au souvenir de l'attentat d'Anagni. Il fut implicitement inclus dans l'absolution négociée en 1311. L'affaire du Temple lui avait également servi de moyen de pression sur la papauté. Pour la petite histoire, le père et la mère de Guillaume de Nogaret auraient été brûlés par la Sainte Inquisition, car ils étaient hérétiques (ils étaient cathares). Ceci explique sans doute la haine de Nogaret envers la Papauté.
Nogaret fut le premier homme d'État français qui fit appel à l'opinion publique, convoqua systématiquement des assemblées, fit répandre des pamphlets et lança une campagne de pétitions. L'offensive de 1303 contre Boniface est un modèle du genre. Mais Nogaret demeura souvent à l'arrière-plan, faisant parler ses hommes de confiance, parmi lesquels Guillaume de Plaisians. C'est ce dernier qui harangua la foule dans les jardins du palais et qui prit part à l'interrogatoire des Templiers.
Nogaret mourut alors que la prépondérance dans la gestion de la politique royale était déjà passée au très réaliste Enguerrand de Marigny.

 

  1260 Date présumée de la naissance de Guillaume de Nogaret, à Saint Félix de Camaran, près de Toulouse. Philippe le Bel monte sur le Trône.
 

  1287 Date présumée du début de la carrière de Guillaume comme professeur de droit à Montpellier.

  1290 Il devient tuteur des enfants mineurs de Raymond Gros, changeur de Montpellier.
 

  1291 Juin : il achète une maison à Montpellier. Octobre : il acquiert la jouissance perpétuelle du "mas" de Tamarlet, près de Marsillargues (Hérault).
 

  1294 Nommé juge-mage de la Sénéchaussée de Beaucaire.
 

  1295 Nommé conseiller du Roi au Parlement.
 

  1299 Anobli avec le titre de "Chevalier ès Lois".
 

  1302 Devient Seigneur de Tamarlet.
 

  1303 Le 7 septembre : dirige l'attentat d'Anagni contre le pape Boniface VIII (tentative d'enlèvement). Le 9 Septembre: est excommunié.
 

  1304 Juillet : le roi l'établit Seigneur de Marsillargues. Le 27 Juillet : le roi l'établit Seigneur de Calvisson et de Vaunage (Gard). Le 18 mai : le roi lui donna la haute et basse justice des terres de Tamarlet, de Manduel, de Sainte-Marie, de Lésignan, de Redessan
 

  1306 Philippe le Bel dessaisit la famille du Caylar de son fief et de son Château Saint Chaptes dans le Gard et l'attribue  à Guillaume de Nogaret.
 

  1307 Le 2 septembre : il est nommé Garde du Sceau Royal. Le 3 octobre : il arrête lui-même Jacques de Molay, Grand Maître des Templiers. (voir ci-dessous)
 

  1308 Assiste aux États Généraux avec la procuration de huit des principaux seigneurs du Languedoc. Fait reconstruire le château de Marsillargues. Achète de nombreuses propriétés dans les environs de cette ville.
 

  1310 Février : échange sa maison de Montpellier contre la "grange" de Livières, près de Calvisson. Il devient le principal Seigneur de toute la campagne qui s'étend depuis Nîmes jusqu'à la mer et au cours inférieur du Vidourle.
 

  1311 Le 27 avril : relevé de l'excommunication par le pape Clément V. Pénitence : pèlerinage en Terre Sainte, sept pèlerinages en France et un autre à Saint-Jacques de Compostelle.
 

  1313 Avril : il meurt à Paris. C'est son fils cadet Guillaume II qui hérite de la Seigneurie de Manduel. Le 28 Mai : plainte des consuls de Nîmes accusant Nogaret d'avoir empiété sur les droits du roi et gravement lésé leurs privilèges par les nouvelles coutumes qu'il levait dans sa baronnie de Manduel.


La Maison du Boutis

 

La Maison du BOUTIS, est implantée à Calvisson. C’est l’association « Les Cordelles-Boutis en Vaunage » qui a mis tout en œuvre pour sa création. Elle présente une collection inédite de boutis anciens des XVIIIe et XIXe siècles. Son chef-d'œuvre reste cependant le "Tristan Quilt". Vous pourrez admirer au Musée du Boutis, la reconstitution du plus ancien boutis au monde. Cette "tenture" datant du moyen âge et dont les originaux se trouvent à Londres et Florence, raconte l'histoire de Tristan et Iseult. Cette reconstitution magnifique a nécessité sept mille heures de travail.
 

 
 
 
 

Camping Mer et Camargue
La Rouquette
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